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Un nouvel itinéraire de randonnée à Charleroi !

Dédié au Pays Noir, un nouvel itinéraire de randonnée urbaine chemine entre le centre-ville de Charleroi, Marchienne-au-Pont, Monceau-sur-Sambre, Roux-Martinet, Marchienne-Docherie, Dampremy et Charleroi Ouest. 

A travers des paysages industriels, post-industriels, des zones urbaines et semi-campagnardes, le tracé longe la Sambre et le Canal, côtoie des châteaux et des cathédrales industrielles, des ruelles anciennes, se faufile dans un parc à l’anglaise, parcourt d’anciennes lignes ferroviaires, passe à travers les murs, explore les vestiges d’un site minier, serpente dans une forêt réinventée, escalade des terrils balcons sur la ville, franchit des terrils-territoires.

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Fruit d’une collaboration entre cheminsdesterrils.be et les Sentiers de Grande Randonnée,
la Boucle noire est une boucle additionnelle au GR412 auquel ce blog est dédié. 

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La carte du parcours (gratuite) est disponible à l’Eden Charleroi et à la Maison du Tourisme.

Téléchargez ici la carte en PDF: boucle-noire-gr412_carte-web

Le topo complet:  topo pour le blog

Le GPX est également dispo, contactez-nous !

 

 

Revue de presse:
capturehttp://www.sentiers.be/2016/10/19/osez-decouvrir-lintimite-dune-ville-avec-la-boucle-noire/

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http://www.sentiers.be/2016/10/19/walk-and-talk-avec-micheline-dufert-et-francis-pourcel/

 

 

 

 

 

 

La Transterrilienne. En fait, ce mot n’existe pas, ou plus. Il ne figure ni sur les cartes ni dans aucun document officiel ou ouvrage sur le patrimoine. Il a pourtant fait la Une. 

Rarement, on aura vu des mots et expressions nouvelles émerger dans la continuité d’une idée et se voir aussitôt adoptés par la presse qui en fait des titres et y consacre des articles. C’est pourtant de cette idée, ébauchée en 2004 à Aiseau (Châtelet), que démarre le sentier GR des Terrils tel qu’il existe aujourd’hui.

La Chaîne de terrils wallons, les petites Alpes en Sol Mineur, traverséees par une Transterrilienne, voilà les mots-clés de cette histoire à son commencement. 

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Revenons sur les étapes qui nous ont amenés à regarder « nos » terrils d’en haut !
Cette idée-maîtresse de considérer la continuité des terrils dans un vaste paysage, d’en promouvoir la richesse patrimoniale et historique et surtout de relier entre eux les bassins miniers par des visites-découvertes balisées est émise par Olivier Rubbers à la Ferme des Castors à Aiseau au début des années 2000.

Mis sur les rails, le projet reçoit le soutien des autorités et institutions publiques wallonnes, des instances de la Culture et du Patrimoine. Avec l’aide d’associations sœurs,  Espace Terrils asbl entreprend un travail de reconnaissance sur carte. Le remarquable site Internet de l’association (disparu dans sa forme initiale) propose des fiches de localisation des terrils wallons.

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En 2004, la presse régionale donne un large écho à l’inauguration du balisage d’un sentier des terrils qui va de Bernissart au Plateau de Herve, appelé la Transterrilienne.

Sur le terrain, la signalétique comporte un V  qui symbolise à la fois le V de la victoire et un terril à l’envers. Mais face à un tel projet, la tâche sur le terrain est énorme et les moyens humains sont dérisoires. Devant un pareil défi, l’enthousiasme d’une poignée de passionnés ne suffira pas.

Du côté des institutions, le train de la reconnaissance paysagère des terrils est en marche !

Dès les années 90, sous l’impulsion de la Conférence de Rio (1992) qui se préoccupe de la banalisation et de la  mondialisation  des paysages, on se met à regarder les terrils autrement.

De crassiers, voire de poubelles, déniés, stigmatisés, les terrils sont désormais au centre de nouvelles perspectives : refuge de biodiversité, ils sont devenus des poumons verts pour la ville, des repères dans le paysage, des symboles de la mémoire industrielle pour toute une région.

Dans les années 90,  le projet RaVel (Réseau Autonome des Voies lentes) se met en place.  Concrètement, l’idée d’utiliser l’important réseau ferroviaire industriel désaffecté en vue d’y créer un réseau de circulation privilégiant la mobilité douce est développé par la Région wallonne.

En 1994, le département de l’Aménagement urbain de la ville de Charleroi publie « BALADES A CHARLEROI: terrils, parcs, bois, anciennes carrières, etc... ». On y évoque déjà l’idée de chaîne des terrils. Dans une perspective de mise en valeur de l’environnement, on y découvre des itinéraires utilisant d’anciens tronçons de voies ferrées et de lignes vicinales désaffectées et promises au développement futur du RaVel, utilisant également des sentiers, ruelles, chemins de halage et de remembrement.

Ces nouvelles balades, totalement originales,  tiennent lieu d’explorations urbaines. Certains tronçons, bien connus des riverains, s’avèrent être de précieux raccourcis. Ils offrent une nouvelle vision de Charleroi. L’idée de traverser les localités en reliant les terrils les parcs, les espaces verts, fait peu à peu son chemin, même si le travail réalisé reste méconnu du grand public. 

Dans les années nonante, la ville de Charleroi publie la brochure « ESCAPADES à CHARLEROI« . On y trouve des itinéraires de balades balisées autour des terrils à Jumet, Ransart, Marcinelle et Gilly. Le balisage subsiste ça et là, il s’agit d’une flèche directionnelle en relief sur le trottoir, elles sont aujourd’hui rares et quasi invisibles … 

En 2006, la Ville de Charleroi et Espace Environnement publient dans « PLANIFIER UNE NOUVELLE VALORISATION DES TERRILS » les potentialités du paysage minier, son originalité, les constats et observations sur le terrain, la concrétisation du maillage vert (le RaVel 3-La Houillère) et du maillage bleu (le halage le long de la Sambre). http://www.espace-environnement.be/pdf/amver_terrils_planif.pdf

Pendant ce temps, le projet Transterrilienne tarde à se concrétiser. Après plusieurs contacts entre l’association « Espace Terrils » et les Sentiers de Grande Randonnée, Olivier Rubbers accepte de confier entièrement le projet à ces derniers. 

Les travaux de reconnaissance et les demandes d’autorisations sont lancés. Le parcours est composé de 32 tronçons empruntant majoritairement les ruelles, sentiers et venelles qui traversent les localités et côtoient les lieux de vie et de mémoire. Autant de voiries alternatives auxquelles s’ajoutent des portions de halage et de ces fameuses voies déferrées du RaVel.
Ce travail a représenté deux années de volontariat pour les membres des SGR. Actuellement, 
21 personnes bénévoles se chargent de la maintenance du balisage sur le parcours et des adaptations du parcours liées à la modification des voiries ou des lieux traversés. 

Le 4 décembre 2006, les SGR inauguraient le topo-guide du sentier GR412 des terrils. Voir la suite sous https://cheminsdesterrils.wordpress.com/2010/11/09/le-sentier-des-terrils-ou-le-gr412/

Localisation des images:

Photo 1: depuis le terril du Hameau à Monceau. – Photo 2: depuis le siège n°1 à Fontaine l’Evêque. -Photo 3:id. -Photo 4: sur le Ravel à Monceau. – Photo 5: au pied du terril des Viviers à Gilly. -Photo 6: le long du halage, le terril de Bonne Espérance 1 à Tergnée.

Sources: le Soir. Espace Environnement Charleroi. Terrils.be. Les Sentiers de Grande Randonnée. 

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Vestiges significatifs de la vocation industrielle de la région de Charleroi, les terrils qui jalonnent le paysage représentent aujourd’hui bien plus que les amas de scories engendrés par les puits des charbonnages des décennies durant. Derniers témoins de cette industrie minière qui s’est éteinte au début des années 80, les terrils aujourd’hui verdoyants sont inscrits dans l’inventaire des choses à voir et à faire à Charleroi, d’abord pour leurs points de vue uniques et les zones de nature qu’ils recèlent, pour l’apport mémoriel et historique d’une région fortement (dés)industrialisée et enfin pour l’implication citoyenne qui caractérise la plupart d’entre eux. 
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Trente ans après la fermeture des charbonnages, les terrils n’apparaissent plus pour les plus jeunes générations comme des symboles de labeur, de conditions de travail dantesques dans les charbonnages qui les ont engendrés, de déclin industriel d’une époque qu’ils n’ont pas connue. Au cœur des quartiers,  les terrils aujourd’hui connaissent l’attrait des îlots de nature en ville et offrent à tout un chacun un environnement propice  aux promenades et à la détente. 

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En prenant de la hauteur, comme ici sur le Terril des Piges à Dampremy, c’est un spectacle total de la ville comme on ne l’a jamais vue. D’autres terrils apparaissent, silhouettes familières aux Carolos et pourtant toujours aussi énigmatiques, si nombreux aussi, autour de Charleroi…Aujourd’hui, c’est un autre regard qui se pose sur ces géants sortis des entrailles de la terre.

L’appropriation des terrils par les riverains s’est faite dès les premiers déversements, dans le but de glaner, de ramasser des restes de charbon, tout un travail motivé par la nécessité. Les enfants des quartiers trouvèrent vite en ces buttes de nouveaux terrains de jeux en se laissant glisser sur les pentes « assis sur des couvercles de casseroles » comme l’évoquent encore de nombreuses anecdotes.

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Les terrils sont rapidement apparus comme partie intégrante des quartiers. L’environnement proche, faisant l’objet d’un déploiement d’infrastructures de « mise à terril », de transporteurs aériens et de ponts de traînage du charbon, achevaient de donner l’image d’une ville dont la vocation et le développement furent exclusivement tournée vers l’industrie. 

Dès les années 90, sous l’impulsion de la Conférence de Rio (1992) qui se préoccupait de la perte de la biodiversité, les terrils s’avèrent des vecteurs de développement de la biodiversité au cœur des villes. A l’état naturel,  de par la composition de leur sol, les terrils présentent aujourd’hui des biotopes inédits, en fonction de leur situation, de leur exposition, de la nature de leur couverture. Ils offrent à tout un chacun la possibilité de découvrir  un environnement insolite et rare. (Ici, le sommet du terril de l’EPINE).

Ces espaces devenant à la fois terrains de jeux ou lieux de promenades au cœur d’un décor dont on ne se lasse jamais.

Les premières démarches citoyennes de prise en compte des terrils dans l’environnement des quartiers ont débuté dès la fin des années septante autour du terril des Piges à Dampremy et aux terrils du Martinet à Roux via des comités citoyens réunis pour la défense, la préservation et la mise en valeur des terrils de leur quartier. Légende de l’image: à titre d’exemple, en juin 1999, soit 23 ans après les premières démarches citoyennes, les terrils du Martinet deviennent réserve naturelle classée RNOB.

Inspiré par la démarche, un collectif d’artistes créé autour de Georges et Jeanne Vercheval, futurs créateurs du Musée de la Photo, publie TERRILS aux éditions Vie Ouvrière en 1978. Précurseurs à Charleroi, ces artistes dont l’oeuvre est liée au territoire, rendent leur démarche interpellante et créative, positive et didactique mais surtout citoyenne et militante face aux souhaits des politiques de l’époque d’en finir au plus vite avec les stigmates d’une industrie en déclin.

 

Dès la fin de l’extraction minière s’est substituée sur l’ensemble des bassins une nouvelle forme d’exploitation des schistes houillers. Les terrils furent inventoriés et considérés dans une perspective de récupération des matières exploitables telles les schistes rouges et noirs, ce qui signifiait généralement un démantèlement complet. Nous l’avons dit, des comités de riverains virent le jour afin de s’opposer à ces nouvelles formes d’exploitation qui allaient à nouveau engendrer dans les quartiers des nuisances environnementales pour les riverains (poussières, charroi) et de profonds changements dans le paysage.

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Les terrils  représentant des cas particuliers de sites d’activités économiques désaffectés contenant encore souvent des ressources minérales pouvant être valorisées, la Région Wallonne mit en place des outils de gestion des terrils relevant de l’aménagement du territoire et de l’environnement où les terrils sont répartis en 3 catégories: 

– classe A : terrils qui ne peuvent pas être exploités;
– classe B : terrils qui peuvent être exploités;
– classe C : terrils qui nécessitent une investigation complémentaire.

L’inscription d’un terril en zone naturelle d’intérêt scientifique ou réserve naturelle n’en permet plus l’exploitation des matières minérales qu’il recèle.
sources: http://environnement.wallonie.be/pedd/C0e_123h.htm

Pour un marcheur, un riverain, un de ceux qui « ont vu tourner les châssis à molettes », les terrils ont leur identité propre, une forme qui leur est caractéristique.  Les plus anciens (du 12ème au 17ème siècle) sont semblables à de petits monticules, on les retrouve au milieu des cultures, des prairies. 

Au 18 et 19ème siècle, le volume des terrils augmente. Ils sont de forme allongée ou bombée.

Au 20ème siècle, ils deviennent gigantesques, leur forme est conique ou allongée, avec pour certains des flancs digités.

Les terrils racontent tous une histoire qui est celle de son environnement proche. Leur nom porte celui du lieu-dit qui les a vu naître: le Boubier, l’Epine, la Tombe, les Piges, les Pays Bas. Ou le nom du puits de mine associé: saint Charles,  saint Théodore, sainte Catherine,  …

Les lieux-dits de Charleroi évoquent également des noms de charbonnages qui ont pratiquement tous  disparus: le Mambourg à Charleroi-Nord qui évoque aussi le Sporting, dont le terril a laissé la place à Ville2, les Fiestaux à Couillet, siège d’une entreprise de matériau, le Trieu Kaisin à Montignies-sur-Sambre, le Boubier à Châtelet,  ….


Le dernier charbonnage wallon, le Roton- puits Sainte Catherine à Farciennes a fermé sa fosse  en 1984. Le livre du charbon ne se referme pas. L’histoire  des gueules noires et son décor immobile sont gravés dans la mémoire des Wallons.
Pour en savoir plus sur l’histoire du charbon, lire la monographie sur la mémoire de la mine en Wallonie par Jean-Louis Delaet, ancien archiviste de la Ville de Charleroi et  directeur du Bois du Cazier.
Poursuivez votre lecture par l’historique des cheminements piétonniers: https://cheminsdesterrils.wordpress.com/2012/03/01/historique-dune-transterrilienne/
Localisation des images: 
photo1: le terril des Hauchies depuis la rue du Cazier à Marcinelle. -Photo 2: le terril de la Blanchisserie depuis le terril des Piges à Dampremy.- Photo 3: Interdiction d’entrer sur le site du terril du Résolu à Montignies-sur-Sambre.-photo 4: Le sommet du terril de l’Epine à Montignies-sur-Sambre. -Photo 5: Le sommet du terril des Pays Bas (Châtelet) . -Photo 6: Le terril de la Blanchisserie depuis la rue Van Geersdaele à Dampremy. -Photo 7: flanc du terril du Hameau à Monceau. -Photo 8: charbon sur le terril des Pays Bas. -Photo 9: le terril de la Blanchisserie depuis la route de Mons à Dampremy. -Photo 10: la silhouette du terril du Boubier à Châtelet (zoom) depuis le terril de l’Epine à Montignies-sur-Sambre.

Le GR 412 des terrils est un sentier de Grande Randonnée qui  traverse la Wallonie d’Ouest en Est, de Bernissart à Blegny-Mine. Son n° d’attribution fait référence au 4 décembre qui est le jour de la fête de Sainte Barbe, sainte vénérée des mineurs.  

Projet finalisé de la Transterrilienne,  (voir l’article sur ce blog) balisé en blanc et rouge, le parcours du GR412 chemine sur 300 kms au coeur des bassins miniers de Wallonie en Belgique.

A travers les corons des anciennes villes minières, à travers les campagnes boraines, hennuyères et mosanes d’où pointent encore des belle-fleurs solitaires, le blanc et rouge se faufile le long du sillon « Haine- Sambre- et- Meuse » où il croise le souvenir du feu, du fer et du charbon.

Suivant des traces déjà anciennes, le sentier s’élance aux pieds des collines noires à l’assaut des sommets pour des panoramas à couper le souffle!

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Cheminant à travers les anciennes localités minières du Bassin de Charleroi, nous avons suivi son balisage à Fontaine-l’Evêque, Goutroux, Monceau-sur-Sambre, Marchienne-au-Pont, Mont-sur-Marchienne, Marcinelle, Couillet, Montignies-sur-Sambre, Châtelineau, Farciennes et Moignelée. Soit une petite partie du GR412 Ouest. Nous vous proposons de découvrir nos explorations à partir des menus déroulants du PARCOURS DU GR412 en haut de la page d’accueil. (Terril du Hameau depuis la darse de Marchienne-au-Pont).

Chemin faisant, combien de témoignages sur la mine avons-nous recueillis:

« Je n’ai jamais quitté le quartier . Mon père, mon grand-père travaillaient à la mine »

« Il y avait des mines partout, plusieurs puits par commune, que ce soit à Gilly, à Roux, à Marcinelle, Montignies, Dampremy, Châtelet, Couillet….. »

… Courcelles, Ransart, Fontaine, Monceau, Farciennes, Aiseau…!

Jusque dans les années 50, pas une seule localité ne fut épargnée des forages.  

« Le bassin de Charleroi fut le plus jeune, le plus dynamique, le plus diversifié, le plus spécialisé, le plus important, le plus moderne, le plus indépendant et le dernier exploité des quatre bassins houillers wallons ». Delaet, J.L. Les charbonnages du pays de Charleroi aux XIXe et XXe siècles in Mémoire de la Mine.

L’utilisation du charbon fossile en Belgique est très ancienne.  Au pays de Charleroi, les traces d’une exploitation houillère remontent au milieu du 13ème siècle.  Au lendemain de la guerre 40-45, la Bataille du Charbon enrôle de la main d’oeuvre au delà des frontières.

« La mine: pire que le bagne! »
photo: grille du Bois du Cazier.

Aujourd’hui, les derniers chevalements visibles dans la région sont ceux  du n°3 du Martinet à Monceau (cidessus), du Cazier à Marcinelle, du Pêchon ou puits n°25 à Marcinelle, du Roton à Farciennes et de Warimé à Anderlues.   Vestiges d’une époque, ils sont aujourd’hui considérés comme des éléments de patrimoine  dans le paysage changeant de Charleroi. (PhotoLe Petit Martinet à Monceau.)

Le déclin de l’exploitation minière conjugué aux crises verrières et sidérurgiques ont vu le démantèlement du tissu industriel ancien. La plupart des charbonnages ont disparu, les bâtiments ont été rasés et il faudrait retourner aux archives et aux vieilles cartes postales pour tenter de retrouver l’emplacement exact de certains puits de mine. Le Sentier des Terrils s’est dessiné à partir de ces lieux de mémoire. (Photo:terril du Martinet à Roux)

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Plus significatifs sont les terrils, ces crassiers d’hier aujourd’hui verdoyants. Repères dans le paysage, ils font partie intégrante du patrimoine. Intégrés dans un environnement boisé ou îlot de nature dans la ville, leur silhouette reste unique. (Photo: terril de Hougaerde-Leernes)

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Le topo-guide du sentier des terrils comporte la description du parcours, des paysages et des ressources, un important chapitre sur la mine et les terrils ainsi que des suggestions de visites.  Une découverte plus approfondie de certaines régions minières est proposée grâce à des boucles additionnelles. Des jonctions sont possibles avec d’autres sentiers GR. Des cartes IGN complètent l’ouvrage. 

Le topo-guide est disponible dans les bonnes librairies, à la Maison du Tourisme de Charleroi, en le commandant sur le site Internet des Sentiers GR. http://www.grsentiers.org

 


Qu’est ce qu’un sentier de Grande Randonnée?

La randonnée pédestre sur les « GR » ou « Sentiers de Grande Randonnée » permet de suivre durant plusieurs jours un itinéraire déterminé ou d’en parcourir l’un ou l’autre tronçon lors de balades d’une journée. Vous pouvez ainsi parfaitement vous rendre d’un endroit à un autre en suivant les sentiers GR à pied, guidé par le balisage uniforme fait d’un trait blanc et d’un trait rouge superposés.

Aujourd’hui, toutes variantes et alternatives confondues, la Belgique compte environ 6.400 km de sentiers et chemins balisés en traits blancs et rouges (4.000 km en Wallonie et 2.400 km en région flamande). De quoi permettre un nombre infini de combinaisons. Sigle et balisage sont propriété des SGR.


Sans doute aurez-vous déjà aperçu, dans votre région, les fameuses marques blanches et rouges d’un GR? Elles sont peintes sur différents supports, comme les murs, les arbres, les poteaux, etc.

Cette signalisation respecte la nature. Elle est étudiée pour apparaître clairement au randonneur qui la suit, tout en restant discrète dans le paysage.

Chaque « sentier » est identifié par un numéro ou une dénomination (p.ex. le GR 57 « Vallée de l’Ourthe ») et s’insère dans un réseau global. Cela permet une grande variation dans le cheminement.

 

En Europe

L’Europe est quadrillée par un réseau très complet d’itinéraires pédestres balisés, voués à la longue distance (mais pas nécessairement à de longues étapes, dont le kilométrage est laissé à l’appréciation de chacun).

Du CAP NORD à la SICILE ou de l’IRLANDE au BOSPHORE, 11 itinéraires sillonnent l’Europe, pour une distance totale de 46.000 km environ. Deux de ces itinéraires traversent la Belgique:

  • E2 – Mer du Nord – Méditerranée (en grande partie et en Belgique, le GR 5)
  • E3 – Mer Noire – Atlantique (en Belgique, le sentier Ardenne-Eifel de la vallée de la Semois)

Pour tout savoir sur les itinéraires GR de découverte régionale, les itinéraires GR de grandes liaisons, les randonnées en boucle, les publications, la revue, les topo-guides et les activités de cette association dont le programme est basé exclusivement sur le bénévolat:

http://www.grsentiers.org/